Le Coeur Travesti

Le Coeur Travesti
Tu déguises tes yeux avec un crayon noir
Sous tes cils allongés, tu mets un peu de fard
Tu fais rougir tes lèvres pour charmer les regards
Se maquiller chez toi deviendrait tout un art !

Tu mets des talons hauts pour te grandir un peu
Et te lisses la frange en coiffant tes cheveux.
Tu déguises ton corps de bijoux merveilleux
Tu es la fantaisie dans ce monde sérieux !

Tu es l'adolescente, qui se veut déjà femme,
Tu es cette étincelle, rêvant d'être une flamme,
Mais au fond de ton c½ur, persistant comme un drame
C'est ta petite voix qui se perd et le clame !

Tu déguises ta faiblesse de parures brillantes.
Sous le masque laqué de tes crèmes odorantes,
Se cacherait peut-être la princesse charmante
Prisonnière amoureuse, de la terrible attente...

# Posté le mardi 22 septembre 2009 07:19

Modifié le mardi 22 septembre 2009 07:34

* Les lèvres humides *

* Les lèvres humides  *
C'est vrai que mon oreille avait frôlé ton sein,
C'est vrai que j'ai collé mes lèvres à ta poitrine,
C'est vrai que j'ai aimé entendre les maximes
De ton c½ur qui battait au toucher de ma main.

J'ai aimé écouter le rythme de nos bouches
Un c½ur qui bat ainsi me redonne l'envie
Le flot de ces à-coups y fait tonner la vie
Et puis quand tu m'embrasses, et puis quand tu me touches...

J'ai perdu tous mes mots au détour d'un baiser
J'ai perdu ma ranc½ur et ma réalité
Ma vie avait le goût de tes lèvres charmantes

Les tiennes sur les miennes me rendaient si heureux
Que j'ai rêvé debout tes yeux frôlant le bleu
Et l'on s'est embrassé sous la pluie affolante
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# Posté le dimanche 26 juillet 2009 15:42

# Aerodynamitié #

# Aerodynamitié #
J'étais assis à mon bureau fait de chêne et de fer
Attendant patiemment ce j'allais bien faire.
Je cherchai longuement quelques mots à écrire
Mais aucun, pas un seul, ne finît par venir !

Alors je paressais un stylo à la main.
Et machinalement, sous le coup du destin,
Je plongeai mon regard dans un fond de tiroir
Et j'y trouvai soudain un petit cahier noir.

Certains mots décorés de dorés et de gris
Abandonnaient en noir les humeurs d'une vie.
Je relisais ces lettres, silencieux et en fièvre.
J'épelais chaque mot sur le bout de mes lèvres

Et ma tête, et mon c½ur, et mon corps y songèrent.


Je rêvais d'un ami et son regard surpris
Qui offraient à mon âme un si bleu paradis.
Soupirant au plaisir de ce ciel en esquisse,
J'embrassais de mes yeux ces blanches cicatrices.

Tu disais dans tes lettres sur ce qu'est l'amitié
Qu'un ami qui sourit et qui sait remercier
Est le plus beau des gestes que l'on pourra t'offrir.
Sur le radeau de nos mémoires, j'ai tant de souvenirs !

Des jardins suspendus au dessus de nos c½urs
Couronnaient nos esprits du plus sain des bonheurs !
Laissons-nous devenir des pantins amicaux,
Les souffres-joies d'un soir, saouls de nos idéaux.

Et ma tête, et mon c½ur, et mon corps y songèrent.

# Posté le jeudi 09 juillet 2009 04:03

Modifié le jeudi 09 juillet 2009 04:22

Les Roses Blanches

Les Roses Blanches
J'avais des roses blanches à t'offrir ce matin
Des roses magnifiques
Je les avais cueillies dans un bois pas très loin
Pour te dire combien tu fais battre en mon sein

J'avais des roses blanches à t'offrir ce matin
Des roses aromatiques
Mais à mon arrivée elles étaient si brunies...
Comment aurai-je pu t'offrir des fleurs flétries ?

J'avais des roses blanches à t'offrir ce matin
Des roses romantiques
Elles ont souffert du temps et de l'air qui m'entourent
Tu ne nous as pas vu, ni moi, ni mon amour...

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 18:06

Contemplations

Contemplations




I)
Il y a tant de choses qui m'émeuvent aux larmes,
Tant la nature est belle et tant l'art est partout.
Il y a tant de mots qui toujours me désarment
Tant d'amour magnifié qui m'entoure et m'absout.

La poésie d'Hugo, de Verlaine et Rimbaud
Ont sur moi des effets qui me laissent fragile.
Chopin et Vivaldi offrent à travers leurs flots
La musique classique, délicate et habile.

Ces accords de guitare émue par les manouches
Décrivent l'évasion vers tant de paysages
Que mes yeux plein d'étoiles par ces sons qui me touchent
Laissent couler à ma bouche une goutte sauvage.

La peinture précieuse époustoufle l'esprit
Et les mains dégourdies d'un sculpteur humaniste
Donnent à l'imaginaire une couleur de vie.
L'utopie au charnel est un travail d'artiste !

Le génie de ces hommes cache un peu la misère,
La violence et la haine aveuglant nos raisons
Qui se perdent en route sur le chemin des guerres.
Armons-nous simplement de désir et passion.




II)
Il y a tant de sens que j'aime à exciter.
Mes mains se déposant sur les formes d'un corps
Dessinent à mes yeux un croquis imagé
Et l'odeur me ravie autant que le sonore.

Il y a le salé, le sucré et l'amer,
L'arôme d'un café dont la chaleur vous brûle,
La nuée du tabac et les vapeurs de bières,
Ces plaisirs clandestins où les regards pullulent.

Le bruit de la journée, le silence en soirée,
La mer qui se défend de nettoyer les sables
Tandis que le vent souffle, pour mieux nous effleurer.
Et mes deux yeux se perdent dans tout cet ineffable.




III)
Il y a tant de terres et de mers à goûter :
Partir à l'improviste, pour découvrir le monde,
Imprégner sa mémoire et son c½ur à trembler,
S'inviter au voyage, vers le roc et vers l'onde.

Partir et fuir la ville et son béton abrupt,
Y délaisser la pierre habillée en colonne,
Le gris de nos goudrons pour aller vouer un culte,
Adorer la nature et ses charmes qui tonnent !

Laissez-moi profiter du parfum de ces fleurs
Que la corolle anime et les picots protègent.
Il fait bon paresser sous un saule-pleureur.
J'y repose ma tête et j'y invente un siège.

Les arbres à fruits bourgeonnent, les oiseaux s'y recueillent
Dans un chant merveilleux qui font perler mes yeux.
Je suis seul et heureux, la liberté m'effeuille !
A l'état naturel, je m'abandonne un peu...

Soudain la Providence offre un troupeau de cerfs.
Leurs bois majestueux et leurs brames atypiques
Courent à travers les champs inondés de lumières.
Tout un ballet bestial s'organise en triptyque !

C'est le toc d'un pivert sur l'écorce d'un arbre
Qui réveille mon âme animée et songeuse.
Le tamtam prodigieux de son bec fait de marbre
Résonne tendrement dans la plaine rêveuse.




IV)
Il y a tant de mâles à combler de douceur,
Tant d'hommes souffreteux sous les coups du destin.
Mais il y a tant de femmes prêtes à ouvrir leur c½ur
Pour sauver ces pécheurs dont Mars fait le chagrin.

La beauté de la scène, comme une femme enceinte
Attendant patiemment l'éveil du nouveau né,
Est le plaisir fécond découvert dans l'étreinte.
La nature est la femme exaltée en secret.

Près de celle que j'aime, le réveil amoureux,
Endormie dans mes bras dont les cheveux en vague
Ont une odeur de fruits dessous mes doigts fiévreux,
Me ravit de chaleur dans mon c½ur qui divague.

Les charmes de la femme ô combien séduisante
Truffent l'âme des hommes de vertus poétiques.
L'inspiration nourrie par ces muses charmantes
Est un juste baiser de Vénus magnifique.




V)
Il y a tant de temps à chérir à plusieurs
Le tout premier baiser fièrement maladroit
Le « je t'aime » sincère, qui vous éprend d'ardeur,
Lorsque l'enfant dérobe à l'oreille « Papa ».

Cette folle jeunesse aguichant l'existence
De ces galops ardents tente d'esquiver l'âge.
Essoufflée de courir, elle somnole et pense
Pour devenir vieillesse et parfois même sage.

Il y a tant à vivre et surtout à aimer :
Asseyons-nous un peu pour priser un poème,
Laissons-nous profiter de ces instants sacrés,
Contemplons l'univers de ses beautés suprêmes.

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# Posté le mardi 23 juin 2009 14:15

Le Goût des Fruits

Le Goût des Fruits
Dans ma belle et douce France,
Au c½ur du pays bourguignon,
Dans l'herbe haute, près de Dijon,
Nous profitions de notre chance.

Plaisirs frugales et sensoriels,
Je caressais tes cheveux blonds
Et cueillais au creux de mon front
Ta bouche en fraise au goût de miel.

Tes seins en poire dessinaient
Pour culminer une groseille
Qui rougissaient sous le soleil,
Et mon c½ur d'artichaut fondait !

Mes doigts frôlaient ta peau de pêche
Je croquais tes baisers d'agrumes
Tes mains sur mon dos étaient fraîches
J'aimais ton corps fruits et légumes.
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# Posté le dimanche 21 juin 2009 07:37

Modifié le dimanche 21 juin 2009 07:49

La Brasserie du Théâtre

La Brasserie du Théâtre
À l'ombre du soleil, je sirote un café
Alors que tourbillonne, le bleu de ma fumée
Et mes idées s'envolent sous la brise légère
Pendant que je griffonne une liqueur de bière

Il est bientôt midi et l'heure de manger ;
Pour colorer mon plat, un verre de rosé
Fait taire les dialogues pour cet art culinaire.
Que les passants m'envient de prendre le couvert !

C'est à la Brasserie que j'aime m'éveiller.
Comme dans un théâtre, tout semble prendre vie :
Les odeurs, les couleurs, oui mais surtout le bruit !

Une tasse d'or noir que j'aime à déguster
Vient célébrer l'espoir du début de la nuit.
Qu'il fait bon paresser du côté Brasserie !

# Posté le jeudi 21 mai 2009 16:21

~~~ L'Amour dans une Chevelure ~~~

~~~ L’Amour dans une Chevelure ~~~
Vos cheveux bruns bouclés ramenés d'un côté
Égaraient tant mes yeux que je ne pouvais plus voir.
J'étais bien incapable de tourner le regard.
Vous étiez si jolie que je vous ai aimé.

J'ai aimé aborder les pincements de vos lèvres,
Les plaisirs de vos mains effleurant vos cheveux.
Vous m'avez, je crois bien, regardé dans les yeux
Et atteint dans mon âme, comme on donne la fièvre.

Et j'ai rêvé, c'est vrai, de passer près de vous
Pour toucher votre main, deviner le parfum,
Et qui sait, pour peut-être, vous parler en chemin.

Si ce n'était qu'un rêve, j'ai aimé, je l'avoue.
Mais si vous rêvassiez vous aussi du destin,
Retrouvons-nous encore, sur un trajet prochain.
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# Posté le vendredi 15 mai 2009 14:26

Modifié le vendredi 15 mai 2009 14:38

L'éducation du Coeur

L'éducation du Coeur
Apprends-moi,
Apprends-moi, s'il te plait, je veux tout oublier.


J'ai perdu la mémoire, j'ai perdu mes repères.
Je ne connais plus rien, je n'ai, ni père, ni mère.
J'ai seulement au c½ur, une douleur amère
Je meurs depuis mille ans ou bien depuis hier.

J'ai tout perdu soudain en lisant quelques mots.
Une lettre à la main où tu livrais tes maux :
« Un amour sans passion est tellement moins beau »
Je l'ai compris si tard, tu es partie trop tôt.


Apprends-moi,
Apprends-moi doucement à regarder la vie.

Apprends-moi mon amour à posséder le temps
Les secrets du passé, du futur, du présent.
Je te promets ainsi d'être un meilleur amant
Mais...


Apprends-moi,
Apprends-moi, s'il te plait, à t'aimer simplement.

# Posté le mercredi 06 mai 2009 15:55

Le Rêve d'Icare

Le Rêve d'Icare
Une fleur à la main, une larme à mon ½il...
J'ai trotté tout le jour et un bout de la nuit
Et j'ai même couru vers ce ciel infini !
Il a plu un torrent de vers dans mon recueil.

Cela fait des semaines, des mois ou des années
Ou bien juste un instant que je vous ai quitté.

Je file à travers champs sans penser à demain !
Je n'avais que des rêves quand j'ai pris mon départ
Du papier, un crayon et un peu de hasard...
J'ai peint sur mes souliers ces deux alexandrins :

« J'écoute ces silences chanter, la liberté
Et ce bon gout de rêve, dessus mon corps ailé »

# Posté le jeudi 26 mars 2009 19:10